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Géromboux et Pons parmi les fauchés d’Aubel

CYCLISME

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Tout contribuait à passer un après-midi festif : le soleil régnait en maître, les car- rousels illuminaient les yeux des enfants et un peloton de 82 coureurs prenait le départ du « GP St-Hubert » pour espoirs et élites sans contrat. Pour le grand plaisir d’un public bon enfant. C’est alors que l’on passait du rire aux larmes.

Comme vous pourrez le lire en pages « locales », Angelo Heindrichs déjantait dès le début de course et se cassait le bras. Ensuite, une moto déboulait en sens inverse au 8e tour provoquant un véritable carnage parmi les échappés.
A notre arrivée à Aubel, première surprise : il y a des coureurs dans tous les sens. Avec la tête des mauvais jours. Dans la foulée, Joseph Ruwet, le « speaker de service», annonce : « Suite aux circonstances, la course est arrêtée et supprimée. »
Peu après, un des commissaires confirme : « De toute façon, il 
était impossible de continuer car la passagère de la moto était étendue de tout son long sur la route.» «Quoi qu’il en soit, nous n’avions plus l’envie de rouler quand nous avons vu cette dizaine de coureurs - pour la plupart des copains – fauchés au sol », indique Guillaume Rase (CC Chevigny). De son côté, Cédric Lonay (VCA) fait contre mauvaise fortune, bon cœur : «Pour une fois, je ne regrette pas d’être dans le groupe des échap- pés quand je vois l’importance des dégâts humains et matériels. » Parmi les plus touchés et trans- portés à l’hôpital, on retrouve Dylan Teuns. Celui-là même qui s’était emparé du maillot jaune à l’issue de la 1re étape du Trip- tyque Ardennais, en mai passé. Pas sûr qu’il confirmerait les propos tenus à l’époque : « Je suis un pur Flandrien, mais j’adore ve- nir rouler dans votre région. »

A propos de région, deux « enfants du pays » faisaient partie du « strike » réalisé par le chauffard hollandais. Arnaud Geromboux, le Charneutois de Color Code-Biowanze, ne s’en sortait pas trop mal : « Après une grosse frayeur, j’ai un hématome au genou et un vélo foutu », résumait- il. Le Pollinois Gaétan Pons, par contre, accusait le coup : « J’ai surtout mal au dos. Pour couronner le tout, mon cadre est coupé en deux : je l’avais acheté 8000 euros... la semaine passée. »

Mais, c’est miracle s’il n’y a pas plus de casse. 

Un article de MICHEL CHRISTIANE dans "La Meuse Verviers" du 10 juiin 2013 

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